Patient autiste ?

La maman d’un jeune homme de 17 ans, diagnostiqué “syndrome d’Asperger”, m’a demandé si je prenais en charge ce type de patient ?

Durant les années 60-80, on considérait sans distinction l’autisme et la schizophrénie en tant que psychoses, soit : des “maladies mentales ignorées de la part des personnes qui en sont atteintes”. Françoise Dolto, la célèbre pédiatre et psychanalyste pour enfants, parvenait à soigner et à guérir des enfants affectés tant par l’autisme que par la schizophrénie. De nombreux témoignages le relatent dans ses écrits. Dans ce sens, j’ai toujours été fasciné par sa méthode et ses résultats, tout comme interrogé sur l’innopérabilité de ses méthodes sur des sujets adultes.

De nos jours, on admet communément que les causes demeurent mal connues, cependant, les pistes génétiques et neurobiologiques prédominent au détriment de la piste environnementale qui pourrait supposer, entre autres, les conséquences d’un choc traumatique précoce, ce qui constituait le fondement de l’intervention de Mme Dolto. A la fin des années 80, elle avait exprimé sa crainte à propos de cette tendance qui tendait à se généraliser, et malheureusement, à condamner l’autisme à une condition neurodéveloppementale qui ne se soigne pas ! L’histoire lui donne raison…

Dans les faits, schizophrénie et autisme ont très certainement des causes multi-factorielles et complexes, ceci dit, sans grande importance du point de vue MPTS. Effectivement, on constate chez les sujets diagnostiqués tant autistes que schizophrènes, de fortes adaptations “négatives” de la morphologie. Des points communs tels que la difficulté à identifier et à gérer ses émotions, la peur des autres, la peur du changement, le besoin de contrôle et de repères, les difficultés à se réaliser dans l’existence sont autant de facteurs de stress chronique qui rigidifient les chaînes musculaires, la stature, la démarche ; altèrent la capacité respiratoire et globalement, la plasticité cérébrale.

Ainsi, pour répondre à la question de cette maman, oui, je prend un charge ce type de patient. Je veille cependant à adapter les postures en fonction du seuil de tolérance du contact physique supporté par le patient.

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